Samedi 17 mars 2012, nous partons pour Marie Galante. Au
moment du départ, je constate qu’il n’y a plus d’eau dans les réservoirs !
« C’est impossible » me crie Olivier, « tu n’as pas pu utiliser
300 litres d’eau en 10 jours ! ». Et ben si ! Olivier part en
vitesse en annexe avec les bidons à la Marina et reviens avec 40 litres d’eau.
« Voilà, il faudra tenir 10 jours avec 40 litres ! ». Du coup,
les rinçages de la vaisselle à l’eau douce c’est fini. On lave et on rince à l’eau
de mer. Je vous l’ai déjà dit : on apprend à économiser sur un bateau. Du
coup, cela fait plus de 12 jours et je n’ai pas fini mes 40 litres d’eau pour
la cuisine. Qui dit mieux ?
La navigation à l’aller (et au retour) se fait avec le plus
grand des plaisirs : vent de travers, vitesse moyenne du bateau 6 nœuds,
quasiment pas de gite, durée de la traversée : 4heures. Tom dormira
quasiment toute la navigation ainsi que Shopy. A notre arrivée à Marie-Galante,
nous apercevons une superbe plage : l’Anse Canot. Nous regardons notre
guide maritime et il indique que le mouillage n’est pas confortable. Nous
tentons tout de même notre chance car nous ne pouvons pas passer à côté de cette
immense plage aux eaux turquoise. Et nous avons bien fait car le mouillage
n’était pas « rouleur ». Nous avons fait une balade du côté de Vieux
Fort où une antillaise nous a offert des « prunes de Cythère ». Nous
sommes tombés sous le charme de Marie-Galante. Ici, la vie est calme et
paisible. Les habitants sont très sympathiques et n’hésitez pas à entamer la
conversation avec nous. Il y a peu de circulation donc pas de bruits.
Puis, nous irons mouiller à Saint Louis qui est une très
petite ville où il n’y a pas grand-chose mais l’essentiel : épicerie,
boulangerie et boucherie. Ah la boucherie : merveilleuse trouvaille !
La viande en Guadeloupe est excellente et pas cher du tout. La viande est
rouge, tendre, pleine de gout…La raison : pas d’élevage intensif en Guadeloupe.
Ici, ils attachent leurs bœufs à une corde pour lui faire manger l’herbe puis
ils la changent de place. Ils n’utilisent pas de farine animale. Et « cerise
sur le gâteau » : le prix. A Saint Louis, n’importe quelle morceau
est à 10€/kg. On s’est régalé avec une côte de bœuf au barbecue….miam miam miam.
Petite anecdote : lorsque je commande ma côte de bœuf, je vois le boucher
enfiler une énorme veste d’hiver puis il ouvre sa petite chambre froide
pour me sortir un énorme morceau de viande. Il a du y rester moins de 2
minutes. J’avais le sourire aux lèvres
en imaginant le boucher sous la neige en Savoie.
Sinon côté poisson, Olivier a péché un beau poisson à Anse
Canot et….c’est tout ! Après discussion avec d’autres pêcheurs, nous avons
acheté des « poulpes » congelés pour appât. Et ben, cela n’a pas mieux fonctionné. Ces poulpes n’ont fait que
pourrir mon frigo avec une odeur horribilis ! On ne rachètera pas de
poulpe pour pêcher, ça pu trop et ça ne marche pas mieux que nos petits restes
du quotidien.
La plage de Saint Louis est splendide. Tous les matins, nous
la longeons en alternant baignade, marche, châteaux de sable, lancer de coco…
Nous mettons tout de même plus de 2 heures pour faire l’aller/retour. Autant
vous dire qu’au retour, Tom ne se fait pas prier pour une bonne sieste !
Le 26 mars, nous revenons à Saint François et dans son
lagon. Après les immenses plages de Marie Galante, nous trouvons la plage de St
François tout petite. De plus, ses rivages sont remplis d’algues du à une
tempête de la veille. Nous devons faire le plein de nourriture, d’eau, aller à
la laverie et faire d’autres petits achats avant de retourner à Marie Galante.
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Et oui quel charme Marie Galante, sur l'eau comme à terre!!!
RépondreSupprimerEt en plus sur Ti Tom on y sert un gratin de bananes au jambon et à la tomate d'une grande classe.
J-C